Bangkok : 3 jours à la découverte des plus beaux temples de la capitale

C’est accompagnée de la meilleure amie de ma sœur jumelle que je m’envole pour la première fois en Thaïlande. C’est son rêve et ça tombe bien, je viens juste de passer mon été en Chine et je n’ai qu’une envie, retourner en Asie !

Paris => Bangkok, c’est parti pour un long voyage

Après quelques recherches, nous trouvons des billets plutôt bon marché (1086,86 € pour deux – aller-retour et bagage compris) – avec la compagnie Emirates … en Airbus A380 ! Allez, on réserve?!

Nous sommes le 15 octobre 2017 (eh oui, ça remonte), nous arrivons de bon matin à Charles de Gaulle, en pleine forme et avec des papillons plein le ventre.

Nous voilà dans l’avion jusqu’au lendemain :

  • Paris => Dubaï : 6h35 de vol,
  • Correspondance de 2h30 à l’aéroport de Dubaï et
  • Dubaï => Bangkok : 6h30 de vol.

Welcome to … Bangkok !

A l’arrivée à Bangkok, nous achetons tout de suite une carte SIM locale pour pouvoir réserver des taxis avec GRAB, une application comparable à Uber mais beaucoup plus utilisée en Asie. Nous retirons également des Baht, la monnaie locale (1 € = environ 38 Baht) pour les premiers jours. Ce n’est pas là que nous aurons les meilleurs taux de change, nous le savons, mais tant pis, nous préférons assurer la sécurité.

Sur le trajet depuis l’aéroport international de Bangkok, nous sommes émerveillées par les gratte-ciels et les temples ultra colorés qui apparaissent sous nos yeux.

Il est 8h00 du matin, nous arrivons en taxi à l’hôtel Hilton Sukhumvit Bangkok, où nous passerons 2 nuits. Il semble pas trop mal situé et très confortable.

Après avoir déposé nos bagages, nous enfilons nos maillots de bain et découvrons la piscine en rooftop (toit-terrasse) de l’hôtel.

On est déjà dans le bain et comment dire…? On… a-d-o-r-e- !

Le contexte de notre venue est un peu particulier : le roi Bhumibol Adulyadej, connu sous le nom du roi Rama IX, est mort il y a un an, le 13 octobre 2016 après 70 ans de règne – le plus long règne de l’histoire du pays. Une année de deuil a été décrétée et elle sera suivie par de grandioses funérailles, qui auront lieu le 26 octobre 2017, c’est-à-dire pendant notre séjour. Le portrait du roi est donc omniprésent, sur les façades des buildings, à la télévision comme dans les hôtels.

Malgré l’ambiance qui s’annonce un peu particulière, nous avons hâte de découvrir cette grande capitale asiatique d’environ 11 millions d’habitants et chargée d’histoire. C’est pourquoi nous décidons, malgré la fatigue, de partir visiter quelques uns des plus beaux temples de la ville et de nous immerger tout de suite dans la culture thaï. Le repos post long voyage, ce sera pour un autre jour !

Nous décidons quand même, avant de partir, de retourner à l’accueil de notre hôtel pour réserver notre excursion du lendemain avec leur aide.

C’est parti pour la première découverte officielle de Bangkok. Sur le trajet, nous avons notre premier choc culturel : les câbles électriques !!! Oh la la… on ne peut pas s’empêcher de regarder partout avec la même question qui tourne en boucle dans notre tête : mais comment diable font-ils pour s’y retrouver ?

Direction le temple Wat Benchamabophit (the Marble Temple, en Anglais), le plus récent et certainement l’un des plus beaux temples de Bangkok

Bref, ce qui est super à Bangkok, c’est que la plupart des temples incontournables se situe au centre-ville ! On part donc en taxi-Grab (c’est le mode de transport qu’on utilisera presque tout le temps à Bangkok), direction notre premier temple, le Wat Benchamabophit. Sa construction a débuté en 1899 avec une particularité : l’utilisation d’un matériau rare et importé d’Italie, le marbre de Carrare, d’où son surnom de « Temple de Marbre ». C’est le roi Rama V qui décida de sa construction, en compensation de la destruction de 2 temples anciens en vue de l’extension de son palais… La statue centrale du Pha Bouddha Chinaraj, en or, est une reproduction de la statue érigée dans la ville de Phitsanulok, une cité chargée d’histoire au nord du pays. Cette dernière contient en son socle les cendres du roi Rama V. Elle est considérée comme étant l’une des plus belles statues de Bouddha en Thaïlande.

Le Temple de marbre abrite de magnifiques jardins, bien verts ainsi qu’un petit canal surmonté de pontons, invitant à la détente et à la méditation. On y trouve aussi un cloître, encore actif et des galeries abritant pas moins de 53 statues de Bouddha – dont 33 originales (les autres étant des copies).

En général en Thaïlande, l’entrée des temples coûte entre 10 et 50 Bahts soit entre 0,20 et 1,30 euros.

Pour pénétrer dans les bâtiments, nous avons couvert nos épaules et nos jambes. Voici d’ailleurs les règles à respecter en Thaïlande pour pouvoir entrer dans des temples :

Certains temples prêtent à l’entrée des sarongs, une sorte de jupe longue à mettre au dessus de ses vêtements mais ce n’est pas systématique. D’ailleurs, le fait d’ajouter un foulard sur ses épaules dénudées n’est pas toujours accepté et il est possible de se voir carrément refuser l’accès à un lieu de culte, considérant que ce tissu peut être retiré une fois l’entrée passée. Il est donc préférable de prévoir une tenue adaptée, légère mais couvrante.

Pendant cette première visite, nous avons rencontré des gens très sympathiques, qui nous proposent de les accompagner en Tuk-Tuk – une sorte de scooter semi-fermé à 3 roues – jusqu’à un autre temple pour partager les frais ! Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on a adoré l’ambiance à bord. Même si nous étions légèrement… entassés les uns contre les autres !

Coucou c’est nous 4 dans les rétroviseurs :-p

Puis visite du Wat Saket Ratcha Wora Maha Wihan – communément appelé Wat Saket – au sommet de la montagne d’or

A seulement 2 km de là se trouve le fameux Wat Saket ou Temple de la Montagne d’or en Français, dans le quartier de Banglamphu. Ce temple royal a été construit pendant l’époque Ayutthaya (1351-1767). Il se trouve au sommet d’une colline artificielle et est surmonté d’un chedi – ou autrement dit d’un stupa, une structure pointant vers le ciel, qui contiendrait ici les restes de Bouddha (rien que ça). Si l’entrée est gratuite en soi, on nous demande de payer 20 Bahts pour gravir les 318 marches qui mènent au chedi. Sur le chemin on croise de nombreuses cloches (je ne parle pas de personnes, mais bien de cloches qui sonnent). Apparemment celui qui voudrait augmenter sa durée de vie devrait sonner toutes les cloches, une par une !

Le petit plus de ce temple, c’est la vue panoramique qu’il offre au sommet. Il fait hyper chaud, les brumisateurs sont vraiment appréciables !

Un moine a accepté volontiers d’être pris en photo. Bon à savoir : il est interdit aux femmes de toucher ou même de donner quelque chose à un moine (il faudra passer par un homme) !

Puis à moins d’un kilomètre => direction le Wat Ratchanatdaram

Dans la vieille ville de Bangkok, se trouve un autre temple un peu délaissé du public et pourtant… tout autant majestueux et impressionnant.

Ce temple, c’est le Wat Ratchanatdaram ou Wat Loha Prasat, de l’Indien « château de métal »! Construit en 1846 sous le règne de Rama III, il s’inspire de 2 temples, l’un situé en Inde et l’autre, au Sri Lanka. Des 3 temples au monde fabriqués avec de l’airain (un alliage de cuivre et d’autres métaux), c’est le seul et unique à exister encore aujourd’hui ! A l’intérieur se trouve une représentation de Bouddha, que nous n’avons pas pu observer. Son sommet est surmonté de 37 flèches, ce sont les 37 vertus menant à l’illumination Bouddhiste.

Ci dessus, les 2 derniers temples que nous venons de visiter. On aperçoit le sommet doré du Wat Saket (photo de gauche) et les nombreuses pointes dorées du Wat Loha Prasat (photo de droite). Vous voyez sur la photo du dessus, comme ils sont proches? On a payé notre tour en tuk-tuk une fortune pour faire… quelques mètres ! Nous ne savions pas du tout qu’ils étaient si proches. Le chauffeur s’était bien gardé de nous prévenir ! C’était la première arnaque du séjour ! Après on s’est souvenu qu’on parlait seulement de quelques euros, c’est pas bien grave !

Nous n’avons pas souhaité faire « la grande tournée de temples » aujourd’hui, déjà parce que nous sommes fatiguées du voyage (malgré l’euphorie il faut bien se l’avouer), mais aussi pour pouvoir nous imprégner au maximum de l’ambiance qui se dégage des temples que nous avons sélectionnés, sans trop de pression.

Nous décidons de retourner à l’hôtel pour nous rafraichir et nous changer, direction le quartier le plus animé de la ville : Khao San. Restaurants, bars, vendeurs ambulants, tatoueurs ou petites boutiques, impossible de s’ennuyer ! Vu la foule qui se trouve ici, on a l’impression que c’est vraiment the place to be le soir.

Pour notre premier repas, nous voulons à tout prix déguster un plat thaïlandais que j’avais découvert en Australie : le Pad Thaï (aussi appelé phat thai). C’est un plat traditionnel, à base de nouilles de riz sautées aux œufs et à la sauce sucrée à base de tamarin, accompagnées de tofu / poulet / crevettes (au choix) et agrémentées de coriandre, pousses de soja, rondelles de citron et graines de cacahuètes.

C’est ici que nous dégustons (je le dis avec le recul) l’un des meilleurs Pad Thaï de notre séjour, avant de terminer la soirée sur le rooftop de notre hôtel.

Quel bonheur d’être ici ! Vivement demain 🙂 Un gros dodo s’impose !

Nouvelle journée à Bangkok : c’est parti pour une journée de visite à l’assaut de Ayutthaya, ancienne capitale du royaume de Siam, l’ancien nom du pays

Nous partons aujourd’hui pour une journée complète de visite en tour organisé, totalement organisé via notre hôtel.

Ce matin, départ à 6h30 à bord d’un bus pour le moins… coloré. On se croirait en Chine :-p

Après environ 1h de route au nord de Bangkok, nous descendons à Bang Pa-In, aussi appelé Summer Palace en Anglais ou Palais d’été en Français. Il a été utilisé comme tel par la cour royale au XVIIe siècle avant d’être détruit avec la chute du royaume d’Ayutthaya puis restauré par le roi Rama IV au XIXe siècle.

Jardins somptueux… temples colorés et majestueux. On y trouve même des tortues ! Le cadre semble idyllique, n’est-ce pas?

Pourtant, l’histoire de ce lieu est bien plus triste qu’il n’y parait. En effet en 1880, la reine Sunanda Kumariratana et sa fille d’un an la princesse Kannabhorn, ont chaviré sur le chemin les menant jusqu’au temple. Et comme il était interdit de toucher un membre de la famille royale sous peine de mort, personne ne tenta de les sauver…

Le membre du personnel ayant empêché le peuple de les aider a été emprisonné et des monuments commémoratifs ont été érigés au palais d’été, d’où l’importance de lieu, chargé d’émotions.

Nous reprenons la route direction le Wat Mahathat, pour lequel nous avons eu un vrai coup de cœur, malgré l’importante affluence qui s’y trouve. Abritant des ruines datant de plus de 600 ans, ce temple est l’un des plus anciens et des plus importants dans l’histoire d’Ayutthaya, autrefois capitale du Royaume de Siam (l’ancien nom de la Thaïlande). Ici avaient lieu les cérémonies royales en l’occurrence. S’il n’est pas le plus impressionnant d’Ayutthaya, il reste un vestige incontournable du pays et a pour cette raison été classé patrimoine mondial de l’UNESCO !

C’est là que se trouve l’élément le plus photographié des alentours : un visage de Bouddha, entrelacé dans les racines d’un « arbre de la Bodhi », un arbre centenaire du même type que celui de Bodhgaya en Inde – le fameux arbre sous lequel Bouddha atteignit l’état d’éveil, état appelé Bodhi.

Nous découvrons ensuite un temple appelé Wat Na Phra Men ou Wat Na Phra Meru, construit au XVème siècle, juste en face de l’ancien palais, à l’initiative du roi Ramathibodi II qui régna de 1491 à 1529. Le nom de ce temple signifie littéralement « monastère face au crématorium », en référence à l’usage sépulcral qui lui était destiné. Ici, pas de ruines au programme mais plutôt des reliques représentant Bouddha, dont la plus sacrée étant celle de Phra Phuttha Nimit, recouverte de feuilles d’or. C’est l’un des seuls temples ayant échappé à l’invasion des envahisseurs.

Dans ce temple, j’ai été bénie par un moine Bouddhiste qui a noué un bracelet à mon poignet en guise de protection. Il ne doit pas être retiré (sauf s’il se détache tout seul bien sur)

Ensuite nous arrivons au Wat Lokayasutharam, aussi appelé en Anglais Temple of the Reclining Buddha (temple du Bouddha couché en Français). Si la date de sa construction n’est pas très claire, on l’estime aux alentours du 15ème siècle. La version originale aurait été détruite lors de l’invasion des forces Birmanes mais on distingue encore bien certains vestiges, notamment derrière le fameux Phra Buddhsaiyart. C’est ainsi que se nomme la représentation géante de Bouddha en position couchée, d’une longueur de 42 mètres sur 8 mètres de haut ! Sa tête repose sur un lotus et sa posture représente son entrée dans le Nirvana, au moment de sa mort. Contrairement à la statue couchée de Bangkok (Wat Pho – que l’on découvrira à la fin du séjour), celle-ci se trouve à l’extérieur et donc, elle est exposée aux éléments de la nature, comme les inondations et autres intempéries, c’est pourquoi elle a été régulièrement restaurée depuis 1950. Une copie miniature, recouverte de carrés d’or, a été érigée face à elle par des dévots. Les fidèles viennent y déposer des offrandes, généralement des fleurs et de l’encens. Si l’entrée est gratuite, certains locaux invitent les touristes à leur acheter des fleurs et à les poser devant la statue, mais rien d’obligatoire. On trouve également des boutiques de souvenirs, dont certaines œuvres sont fabriquées à la main, sur place.

Nous avons ensuite embarqué à bord d’un grand bateau pour déjeuner avant de terminer la journée par une petite croisière sur le fleuve Chao Phraya jusqu’à Bangkok, 3ème plus grand fleuve de Thaïlande.

Nous avons pu découvrir un autre visage de la ville, loin de toute sa frénésie.

Après cette journée intense et après retour à l’hôtel, nous avons décidé de dîner tout près. Je n’ai pas noté le nom du restaurant, mais c’était excellent ! J’en salive encore !

Encore un Pad Thaï, eh oui. D’ailleurs comment appelle t-on une personne addict au Pad Thaï? Une Padthaïophile? Ahah je suis concernée par cette maladie, apparemment !

Avant de partir pour le nord de la Thaïlande ce soir, nous avons décidé de visiter China Town, le quartier chinois de Bangkok

Ce matin, nous partons en direction de Yaowarat Road, l’artère principale du quartier chinois. Dans les rues alentours, des dizaines et des dizaines de petits commerces chinois en tout genre, du plus kitsch au plus typique bric-à-brac.

Nous tombons au hasard sur un joli temple, l’un des plus anciens de Bangkok, appelé Wat Samphanthawong (Wat Ko).

Puis nous nous dirigeons vers le magnifique temple de Wat Traimit, aussi appelé temple du Bouddha d’or en Français. Nous voulions absolument le visiter car ici se trouve la plus grande statue en or au monde ! Elle mesure 3 mètres de haut et pèse pas moins de 5,5 tonnes.

Son histoire, en plus, est incroyable et rocambolesque : construite bien avant 1750 dans l’ancienne capitale du royaume de Siam, Ayuttaya, elle aurait été recouverte d’un enduit mural en plâtre doré appelé stuc, pour ne pas attiser les convoitises des envahisseurs birmans. Transportée à Bangkok dans des pirogues de fortune et devenue peu attrayante, elle resta dehors pendant plus de 20 ans, sous un simple toit en tôles. Plus personne ne savait qu’elle était en or massif.

En 1955, il était décidé de la transférer dans un nouveau bâtiment. Après une malencontreuse chute causée par une grue pendant son transport, la statue s’était fendue et tombait dans la boue. Puis de fortes inondations venaient abimer encore un peu plus le stuc qui la recouvrait, laissant entrevoir ce jour là, une mystérieuse matière brillante au responsable de la pagode, venu constater les dégâts au petit matin. Le bouddha d’or, mal aimé depuis si longtemps, retrouvait tout à coup sa précieuse valeur aux yeux des habitants et du monde entier, qui se bousculent encore aujourd’hui pour l’apercevoir !

Une fois encore, j’ai été bénie par un moine, qui m’a remis un bracelet de protection

Il est déjà l’heure de retourner l’hôtel car un train nous attend ce soir à 18h10 et nous devons récupérer les tickets vers la gare au moins 1h avant !

Nous partons en effet à l’assaut de plusieurs lieux incontournables du pays, du nord jusqu’au sud, avant de repasser par Bangkok.

N’hésitez pas à jeter un œil à mes 2 articles portant sur la suite du séjour : de Chiang Mai au nord, jusqu’à Krabi et Phuket au sud.

Bref, nous sommes de retour à Bangkok pour boucler la boucle

Après toutes ces explorations, nous sommes de retour à Bangkok pour nos 2 derniers jours en Thaïlande – et on compte bien en profiter !

Après un vol d’environ 1h20 depuis Phuket avec la compagnie Thai Lion Air, nous voilà de retour dans la capitale. Pour ces 2 derniers jours, nous avons décidé de séjourner au Hilton Bangkok Millennium.

Après notre installation, nous décidons de profiter de la piscine de l’hôtel. Finalement, nous sommes endormies comme des masses sur nos transats. Le séjour n’a pas été hyper reposant, on accuse un peu le coup.

Pour cet avant-dernier soir, nous avons décidé de partir à la découverte du plus célèbre rooftop de la ville, le Sky Bar au sommet de la Lebua Tower. Pour ceux qui ont vu le film, c’est le bar de « very bad trip 2 » (Hangover II).

Dress code « chic et décontracté » obligatoire, ça annonce la couleur… Sur le site du bar il est précisé que les vêtements de sport, chaussures de plage ou tong sont à proscrire. Pour ces messieurs, vêtements sans manches, chaussures ouvertes et shorts sont interdits.

A l’arrivée au 65ème étage, nous sommes escortées par plusieurs serveuses hyper élégantes. On nous dirige de suite vers le bar : il faut obligatoirement consommer et bien évidemment, les prix sont exorbitants. La moindre bière minimum 15 euros, sans place assise puisque les places sont réservées aux clients du restaurant.

Il est apparemment l’un des plus hauts bar rooftop ouvert du monde. En effet, la vue est tout simplement… époustouflante.

Si les cocktails sont plutôt réussis, le service est assez glacial, dommage ! Heureusement que la vue nous fait tout oublier.

Il est temps de rentrer se coucher, demain, nous partons visiter 2 temples incontournables que nous n’avions pas eu le temps de visiter à notre arrivée.

Pour ce dernier jour à Bangkok, direction l’un des plus beaux temples de Bangkok : le Wat Phra Kaeo et le Palais Royal

Sur les 40 000 temples que l’on trouve en Thaïlande, celui-ci est l’un des plus importants, autant pour les habitants que pour les touristes. Tout visiteur qui se respecte est donc obligé de passer par ce temple mythique, situé à l’intérieur du Palais Royal, au cœur du quartier historique de Bangkok. La construction du Palais aurait débuté en 1782, suivie de celle du Wat Phra Kaeo en 1785, au moment où la capitale de l’ancien royaume était déplacée de Thonburi à Bangkok. Il fallait donc créer un nouveau bâtiment royal, où la dynastie Chakri, fondée par le roi Rama I, pourrait s’établir et régner.

L’entrée coûte 500 bahts soit un peu moins de 15 euros. Il est plus cher que les autres, mais il est plus grand, aussi.

On l’appelle également le temple du Bouddha d’émeraude, en référence à la petite statue de jade d’environ 60 cm qui s’y trouve. Elle a été découverte en 1434, au nord du pays. Ses vêtements sont changés plusieurs fois par an selon les saisons, soit par le roi lui-même soit par les ministres du temple. Aucun visiteur n’est autorisé à s’approcher ni à toucher le Bouddha d’émeraude, c’est pourquoi je n’ai pas de photo à vous montrer malheureusement.

Nous sommes éblouies par tous ces ornements colorés et dorés. Les détails sont tellement travaillés et nombreux que nous avons passé plusieurs heures ici, à les contempler, bâtiment par bâtiment.

Par exemple, on retrouve de nombreux « garudas », ces petites statuettes plaquées d’or et représentant une divinité, mi Dieu mi animal. Il ressemble à un aigle avec des bras, un buste et un visage humain, mais avec un bec d’oiseau et des ailes et une queue de plumes. Ici, il tient de chaque côté de ses mains, deux nagas – des serpents aux nombreux pouvoirs. Le garuda est un emblème royal, symbole de la naissance et du paradis, qu’on retrouve sur des billets de banque et drapeaux officiels. Certaines entreprises sont autorisées à l’utiliser par mandat royal. Le garuda possède des forces surhumaines. Il est sage, gentil et respectueux.

Le palais royal de Bangkok

Puis visite du Wat Pho – le fameux Bouddha couché géant, classé au patrimoine de l’Unesco

A moins de 500 mètres de là, nous arrivons au Wat Pho, plus communément appelé le temple du Bouddha couché.

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce temple royal datant du XVIIIe siècle abrite surtout une spectaculaire statue de Bouddha en position couchée, mesurant 46 mètres de long sur 15 mètres de hauteur, recouverte de feuilles d’or ! Ses pieds sont incrustés de nacre et ornés de signes sacrés. Avec le sourire, il attend sur son lit de mort son passage au Nirvana, un état d’illumination et de libération du monde terrestre et donc de toute la souffrance, l’ignorance et l’illusion qui l’accompagne.

D’après le classement de Tripadvisor, c’est le temple le plus populaire de Thaïlande et on comprend très vite pourquoi.

Dans le couloir du Vihara se trouvent 108 bols en Bronze, décorés de motifs fleuris ou animaliers. La tradition veut que celui qui y jette des pièces de monnaie récolte la chance en retour. C’est surtout un don bien utile à l’entretien du temple.

Dans les galeries du cloître sont réparties 400 statues de Bouddha en position assise. C’est l’une des plus grandes collections du monde.

Pour la petite histoire, sachez qu’une école de massages a ouvert ses portes en 1955 dans l’aile sud du temple. On vient y apprendre les bases du massage thaï et de la médecine traditionnelle. L’institut, reconnu par l’Unesco depuis 2019, est ouvert aux visiteurs qui souhaitent profiter de la visite pour s’offrir une parenthèse bien-être. Comptez entre 200 et 400 bahts le massage d’une heure (soit entre 5,50 et 11 €).

Après cette belle journée de visite, nous décidons de rentrer à l’hôtel, pour profiter de la piscine rooftop avant le coucher du soleil !

Puis nous avons dîné tout près de notre hôtel, face au fleuve Chao Phraya, pour notre dernier repas Thaï. Dernier Pad Thaï, évidemment et dernière Chang beer… la bière locale la plus célèbre. On est un peu tristes, il faut l’avouer.

Goodbye my lover, goodbye Thaïland !

Ainsi se termine un merveilleux séjour de découverte, passé en Thaïlande.

Bilan de ces quelques jours à Bangkok

Ce que nous avons aimé :

  • Nous avons trouvé les habitants très accueillants.
  • Et que dire des temples, qui nous ont émerveillées chaque jour un peu plus !
  • Nous avons également mangé les meilleurs Pad Thaï de la terre.
  • Globalement, nous avons presque tout aimé de notre séjour à Bangkok.

Ce que nous avons moins aimé :

  • S’il fallait choisir un point négatif, ce serait surtout la chaleur écrasante et humide qui règne en ville, d’autant que pour visiter les temples, il faut couvrir ses épaules et ses genoux. Mais c’est une question de respect, donc il faut le faire.
  • Certains lieux sont un peu trop surcotés par ailleurs, comme le bar du film Very bad trip.
  • Il y a tellement de lieux que nous avons l’impression d’avoir manqué. Notre plus gros regret est d’avoir loupé le marché flottant, faute de temps. Il existe aussi aujourd’hui pas très loin de Bangkok un temple unique en son genre, Wat Samphran, entouré d’un immense serpent qui mériterait le détour. Peut-être aurions-nous dû rester plus longtemps?

Le conseil de la twin voyageuse :

  • Si vous prévoyez de visiter Bangkok, prévoyez des tenues longues et légères et renseignez-vous sur la saison pour éviter la mousson (mai à octobre généralement). Renseignez-vous sur les erreurs à éviter en Thaïlande afin de ne pas commettre trop d’impairs.
Pour info : à la fin de notre séjour nous avons découvert qu’il était très mal vu en Thaïlande de se faire tatouer un visage de Bouddha ou même de l’utiliser comme décoration. Ici une affiche informant les touristes que cela représente un manque de respect (en Anglais)

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