De Pékin à la Grande Muraille de Chine : 4 jours dans cette capitale, chargée d’histoire

Après un merveilleux séjour passé à Shanghai nous sommes, ma collègue, son amie et moi-même, officiellement en vacances. La bonne nouvelle, c’est que nous avons pu prolonger notre séjour en Chine pour quelques jours !

C’est donc parti pour 4h55 de train (pour 86 €/personne), direction la capitale de la Chine, Pékin ou plutôt Beijing, comme on dit ici.

Bien arrivées à destination : choc culturel assuré !

Venant tout droit de Shanghai – ville plutôt moderne et high tech – je ne vous cache pas que le choc est brutal.

Dès notre arrivée, nous avons dû faire la queue à la gare pendant plus d’une heure dans un espace clos du type « sous-terrain », le tout dans une chaleur moite intenable, on se croirait dans une serre et cerise sur le gâteau, aucun taxi ne veut nous embarquer. Est-ce parce que nous avons chacune un bagage ? Nous décidons de nous séparer, pour en avoir le cœur net, mais dans ce cas, pourquoi est-ce que les Chinois (avec bagage) autour de nous n’ont aucun mal à trouver un taxi ? Vraiment ÉTRANGE… Nous devons nous rendre à l’évidence : aucun taxi ne s’arrêtera pour nous aujourd’hui.

Un peu déçues, c’est donc en métro que nous irons à l’hôtel, nous et nos bagages.

Sauf que le métro nous semble plus compliqué qu’à Shanghai et les habitants, moins accueillants, en tout cas de prime abord. Pas de doute, nous sommes bien dans une capitale !

Et lorsque nous demandons notre chemin, nous rencontrons beaucoup moins d’habitants qui parlent anglais qu’à Shanghai.

Nous achetons tout de suite notre carte de métro, la Yikatong Card. Elle n’est pas très chère, elle nous a coûté chacune 20 Yuan (la monnaie locale) de caution pour la carte vide, soit 2,60 euros. Ensuite, il fallait ajouter minimum 20 Yuan de recharge (2,64 euros), sachant qu’un trajet normal coûte 2 Yuan (soit environ 20 centimes).

Il faut aussi savoir que dans les gares chinoises, contrairement à la plupart des pays du monde, les bagages – y compris les sacs à mains – sont scannés aux rayons X ! Il n’est donc pas rare de devoir faire la file avant de rejoindre le quai.

Le métro de Pékin est moderne, très propre et climatisé. Nous le trouvons particulièrement magnifique, avec ses nombreuses fresques retraçant l’histoire du pays.

Ce 1er juillet, nous arrivons enfin à l’hôtel où nous resterons 4 nuits, le Beijing 161 Wangfujing Hotel (à 60 EUR/nuit soit 20 euros chacune puisque nous allons la partager) et une chose est sûre, il ne paye vraiment pas de mine. Décidément, le séjour commence plutôt mal.

Si l’intérieur de l’hôtel est joliment décoré, la vue depuis notre chambre fait beaucoup moins rêver que celle de Shanghai (regardez sur la photo ci-dessous au milieu en haut (oui oui, la photo avec les barreaux, c’est la vue de notre chambre !).

Le bâtiment ressemble plus à une auberge de jeunesse qu’à un hôtel mais bon, c’est un 3 étoiles contre 5 pour notre hôtel de Shanghai… donc c’est logique aussi. Fini la vie de princesses de Shanghai, retour à la réalité !

Il reste propre et assez calme, il fera l’affaire pour les prochains jours.

Et son gros point fort, c’est qu’il est tout près de la célèbre Place Tian’anmen (4 km), à 200 mètres du métro (Dongsi) et à seulement 10 min à pied de la Wangfujing road, l’artère la plus commerçante de Pékin.

Surtout, il est situé dans un « Hutong » ; c’est comme cela qu’on appelle ici le dédale de ruelles traditionnelles et très anciennes de Pékin (datant de plus de 700 ans), c’est plutôt sympa.

Pas une minute à perdre, nous partons à la rencontre du Panda géant

Après avoir déposé nos valises, nous reprenons le métro.

Direction donc le Beijing Zoo, l’un des plus vieux et plus grands zoos de Chine.

Nous ne sommes pas vraiment adeptes des zoos en général et sommes toutes les 3 d’accord, les animaux devraient être laissés dans leur environnement naturel et en liberté.

Mais nous avons entendu beaucoup de bien de ce complexe et quitte à être en Chine, nous rêvons de voir des Pandas géants en vrai.

Coup de foudre immédiat pour les immenses gros nounours noirs et blancs ❤

On avait l’impression que quelqu’un était à l’intérieur ou plutôt que c’était un être humain dans un déguisement de panda, tellement leurs yeux sont perçants et leur attitude parfois semblable à la nôtre, notamment dans leur façon de s’amuser (en faisant des roulades) ou dans leur manière de tenir quelque chose dans leurs grosses patounes.

L’entrée du zoo nous a coûté CNY 19 chacune (CNY étant l’abrégé du Yuan) soit environ 3 €. Pour ce prix, le complexe est effectivement superbe, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Nous aurions tout de même préféré voir le panda géant dans une autre région de Chine d’où il est originaire ou dans un sanctuaire, car nous avons trouvé leur espace de vie trop restreint.

Bref, retour à l’hôtel et diner fast food pas loin pour – enfin – nous reposer. Mine de rien, nous venons de vivre une semaine intense à Shanghai, la fatigue s’est accumulée.

C’est parti pour une journée de visite à l’assaut des incontournables de Pékin

On commence par fouler les pavés de la célèbre Place Tian’anmen

De bon matin pour ce deuxième jour à Pékin, nous re-voilà dans le métro, direction l’une des plus célèbres places du monde : la place Tian’anmen. Notre hôtel est tout près en distance (4km), mais 40 minutes à pied, c’était juste impossible pour nous et je vais vous dire pourquoi : il fait une chaleur écrasante, le ciel est tout gris et la pollution, très forte.

D’ailleurs, notre application de météo conseille de ne pas sortir à l’extérieur, tellement l’indice de pollution est élevé. Mais nous ne voulons pas rester cloîtrées dans notre chambre, il va donc falloir souffrir un peu.

Pour faire comme de nombreux Chinois que nous croisons, nous avons tenté d’acheter des masques anti pollution (et galéré pour en trouver, étonnamment) mais nous n’avons trouvé que des masques hyper épais et inconfortables et avons abandonné l’idée. C’était bien avant le Covid, donc nous n’étions pas assez habituées pour sauter le pas !

Enfin bref revenons à notre fameuse place où nous arrivons par le métro. De nombreux monuments importants se trouvent ici autour de nous, comme le Musée National de Chine, le Palais de l’Assemblée du Peuple (autrement dit le Parlement) ou encore le Mausolée de Mao Zedong, fondateur de la République Populaire de Chine et dirigeant du pays de 1949 jusqu’à sa mort en 1976.

Le nom de cette place, Tian’anmen, signifie littéralement : « place de la porte de la Paix céleste », en référence au nom de la porte donnant accès au sud de la cité impériale, la partie de Pékin qui existait durant les Dynasties Ming et Qing.

Cette place fait donc face à la cité interdite.

Sur cette porte se trouve le portrait de Mao Zedong (dont le Mausolée se trouve sur la place Tian’anmen) et de chaque côté du portrait est affiché une inscription : à gauche on peut y lire en chinois « Longue vie à la république populaire de Chine » et à droite « Longue vie à l’Union des Peuples de la Terre ».

Cette place – la plus grande du monde – a marqué l’histoire de la Chine à de nombreuses reprises.

Vous vous souvenez peut-être des « manifestations de la place Tian’anmen » où quelques 100 000 étudiants se rassemblaient ici du 15 avril au 4 juin 1989, réclamant moins de corruption et plus de démocratie. Le monde entier, scotché devant sa télévision, était alors témoin de grandes répressions, jusqu’à cette terrible nuit du 3 au 4 juin 1989, devenue le « massacre de la place Tian’anmen », où plus d’un millier de personnes perdirent la vie (dans tout Pékin), suite à l’intervention musclée de l’armée. Le nombre de morts fait aujourd’hui encore débat, car si le gouvernement chinois comptabilise officiellement 200 morts, la Croix-Rouge chinoise parlerait plutôt de 2700 morts.

Il est l’heure de découvrir la fameuse cité interdite

C’est donc avec le cœur encore rempli d’émotions que l’on s’apprête à entrer dans la cité interdite (aussi appelée « ancien Palais » pour les Chinois), juste en face de la place Tian’anmen.

Mais au fait, pourquoi dit-on cité « interdite » ? Cette ville dans la ville, construite en 1406, était jadis accessible uniquement à l’empereur de Chine et à sa cour. On dit qu’il était interdit pour le peuple de s’en approcher et même… de la regarder ! A l’époque, on considérait l’empereur comme le fils du ciel.

En tout, 24 empereurs des dynasties Ming et Qing y ont vécu, jusqu’à l’abdication du dernier empereur de Chine, Puyi, en 1912.

Pour vous donner une idée du prix de l’entrée, nous avons payé environ 8 € contre 3 à 4 € en général pour l’entrée aux temples, que ce soit à Shanghai ou Pékin.

Mais l’on comprend vite pourquoi l’entrée de la cité interdite est plus chère : elle s’étend sur 72 hectares, ce qui en fait le plus grand palais du monde. D’ailleurs quand on parle de « palais », ce n’est pas un palais… mais une succession de 90 palais et de cours avec pas moins de 980 bâtiments au total ! On y trouve également le plus grand musée de Chine.

Je fais un aparté mais, vous saviez que les Chinois se protègent du soleil avec des parapluies ? Même si le ciel est gris de pollution, on sent très bien le soleil et figurez-vous qu’on les envie !

Regardez la photo ci-dessous, sur la place Tian’anmen puis à l’entrée de la cité interdite, c’était impressionnant :

C’est donc sans parapluie et déjà affaiblies par la chaleur que l’on s’apprête à découvrir l’intérieur de la cité interdite. Elle nous parait déjà immense, pleine de statues, de portes impressionnantes, de détails dorés, rouges ou verts ultra travaillés.

Nous sommes émerveillées et nous nous sentons chanceuses de pouvoir visiter un tel édifice, porteur de tant d’histoire.

Par contre, c’est tellement grand qu’il faudrait une journée entière pour visiter tout le site…

… vu la chaleur et la pollution du jour, ce ne sera pas notre cas ! Nous y sommes déjà depuis plus de 2 heures et nos corps fatiguent sérieusement.

Sur cette photo on voit bien le smog, ce brouillard épais formé par la pollution !

Nous partons à la recherche d’un lieu climatisé pour nous rafraichir et pour manger un bout, histoire de se remettre en forme.

Et là c’est alerte coup de ❤ pour le temple des lamas

Après un déjeuner sur le pouce dans un lieu bien climatisé, direction le Temple des Lamas (Temple de Yonghe ou “palais de l’harmonie et de la paix »), un incontournable de Pékin.

Gros coup de cœur pour ce temple, construit en 1694 sous la dynastie des Qing. Il fut notamment la première résidence de l’empereur Yongzheng lorsqu’il n’était encore qu’un prince, avant de devenir officiellement en 1744 une Lamaserie.

C’est quoi une Lamaserie ? Non, ce n’est pas un élevage de lamas – même si je suis la première à avoir pensé à un temple rempli de beaux petits lamas tous poilus ! C’est un monastère Bouddhique où vivent les « Lamas », ceux qui enseignent le Bouddhisme tibétain et ses prolongements. Le Dalaï-Lama au Tibet, ça vous parle davantage, non ?

L’architecture de ce temple bouddhiste est splendide. Il est constitué de plusieurs bâtiments traditionnels aux toits dorés.

Si l’entrée du temple est payante (environ 3 € ici) dans les cours entre les bâtiments, les visiteurs de ce site sacré peuvent brûler des bâtons d’encens gratuitement, dans des brûle-encens de 200 ans d’existence ! Ce temple est aujourd’hui toujours actif, c’est-à-dire qu’il est le refuge de nombreux moines pratiquant les rites de la religion tibétaine.

A l’intérieur se trouvent plusieurs statues de Bouddha, dont une statue de Mitreya haute de 18 mètres et sculptée dans un seul bloc de bois santal blanc.

Notez que ce temple est considéré comme le plus beau temple bouddhiste hors du Tibet.

Visite du temple de Confucius – le remake

Juste à côté, se trouve le Temple de Confucius construit en 1302 et dédié, comme son nom l’indique, à Confucius.

Nous en avions déjà visité un à Shanghai, vous vous souvenez ? S’il existe plusieurs temples confucéens en Chine, celui-ci est le 2ème plus grand du pays, après celui de Qufu, ville natale de Confucius, là où repose d’ailleurs sa dépouille, avec toute sa famille).

Le temple confucéen de Pékin est l’un des sites culturels les plus importants de toute la Chine, c’est pourquoi il est protégé par l’État chinois.

C’est qui au fait, Confucius ? Ce philosophe et sage chinois, né en l’an -551 et communément appelé « Maître Kong » par les Chinois, est l’un des personnages les plus marquants de l’histoire de toute la civilisation chinoise. En se basant sur des écrits anciens, il a inventé le confucianisme, une doctrine sociale prônant l’harmonie des relations humaines, la bienveillance et la moralité, à une époque où la guerre et la violence étaient légion. Il était persuadé que l’homme pouvait s’améliorer et se perfectionner à l’infini. C’est encore d’actualité, vous ne trouvez pas ?

Construit au XIVe siècle sous la dynastie Yuan, ce temple était autrefois un centre d’études impérial (le collège impérial) c’est pourquoi il abrite des centaines de stèles en pierre où sont inscrits les noms des érudits ayant réussi l’examen impérial.

Il dispose également d’un magnifique jardin avec des arbres centenaires, dont un cyprès vieux de plus de 700 ans !

Enfin, direction un « Hutong » pour s’imprégner de l’ambiance chinoise traditionnelle avant la tombée de la nuit !

Nous terminons cette belle journée de visite par une soirée à Nanluoguxiang, un Hutong parmi les plus anciens et animés de Pékin, conseillé par mon amie Chinoise adorée (Poke à ma chère Yan, qui se reconnaitra).

Dans cette ruelle étroite et bondée se trouvent alignés des bars, boutiques et restaurants dans une ambiance traditionnelle et colorée. Nous avons a-do-ré !

J’ai acheté plein de souvenirs tout mignons, j’ai même trouvé des baguettes chinoises version panda !

Après une bonne vieille pizza pour ce soir, il est temps d’aller au dodo.

Journée visite et découverte de 2 sites mythiques de Pékin inscrits au patrimoine de l’Unesco

Visite du « temple du ciel » le matin

Après un trajet en métro, la journée démarre par la visite du temple du ciel.

Construit en 1420, il est l’exemple parfait de l’architecture traditionnelle chinoise. Il est inscrit au patrimoine de l’Unesco, qui le décrit comme étant « le bâtiment sacrificiel impérial le plus achevé existant en Chine et plus grand complexe existant au monde pour l’offrande de sacrifices au ciel ». Rien que ça !

Il s’inspire de la relation entre la terre (carrée) et le ciel (rond) autrement dit le monde des vivants et celui du divin. Autrefois, des rites et célébrations religieuses étaient célébrés ici et un peu comme la cité interdite, ce temple était réservé à l’empereur (considéré comme le fils du ciel) et à ses proches.

Il est situé dans un parc de 270 hectares, qui permet de se ressourcer loin de l’agitation de la ville. Il faut prévoir entre 3 et 4 heures de visite.

Comme hier, le soleil est là mais il est masqué par toute la pollution ambiante qui forme un brouillard dense autour de nous.

Puis visite du « Palais d’été » l’après-midi

Nous décidons ensuite d’aller visiter le Palais d’été… et il porte mal son nom aujourd’hui car ce sera sous la grisaille et finalement la pluie que nous l’avons découvert !

Ce site, qui signifie littéralement « jardins de l’harmonie préservée » est un jardin impérial traditionnel de plus de 280 hectares, dont les trois-quarts sont occupés par un plan d’eau.

Il fut construit en 1750 puis détruit par la guerre de 1860 et enfin re-construit 1886. On dit que la famille impériale appréciait s’y prélasser pendant les étés, fuyant ainsi la chaleur étouffante de la cité interdite (on les comprend).

Ici on se balade en bateau ou à pied, et l’on découvre des ponts majestueux, des temples, palais et pavillons traditionnels, dispersés tout autour du lac Kunming.

Certains bâtiments offrent une vue imprenable sur la capitale, dommage que la météo nous empêche d’en profiter !

Mention spéciale pour le tour de bateau – on a beaucoup aimé !

Après avoir passé tout notre après-midi ici, il est l’heure de rentrer.

Près de l’hôtel, nous avons enfin diné dans un restaurant dont j’ai oublié le nom mais qui était vraiment excellent. Si quelqu’un le reconnait, je suis preneuse !

Il est temps de visiter l’une des 7 merveilles du monde moderne, la grande muraille de Chine !

Pour notre dernier jour, nous n’imaginons pas un seul instant quitter Pékin sans voir de nos propres yeux la grande muraille de Chine.

Et nous avons été servies. Ou pas !

Mauvaise surprise en arrivant, c’est la cata, la cata, la ca-ta-strophe : devant nous, un épais brouillard, accompagné de pluie. C’est tellement dommage… nous sommes déçues (j’ai presque envie de pleurer) mais malheureusement, c’est la mauvaise saison donc nous n’avons pas le choix.

Pour en revenir à la Grande muraille de Chine, c’est le mur le plus long du monde, construit en continu du IIIe avant J.-C. au XVIIe siècle après J.-C., dans le but d’empêcher les invasions extérieures.

Il s’étend du nord ouest au nord est de la Chine, sur une longueur officielle de 21 196 km au total, intégrant des sections de murs aujourd’hui disparues.

Parmi les 9 sections qu’il est possible de visiter depuis Pékin, nous avons emprunté la section de « Mutianyu » à environ 70km au nord pour 1h30 de route. Construite sous la dynastie Qi, elle est entourée à 90% de végétation et se trouve être moins fréquentée que d’autres sections voisines. Elle est équipée d’un téléphérique (que nous avons emprunté) et même d’un Toboggan géant !

Effectivement, il n’y a pratiquement personne, mais on comprend vite pourquoi !

Il est où le mu-mur il est où ?

Il fait très chaud contrairement à ce qu’on croirait ! 0 visibilité… vous compatissez à notre douleur ?

Sur la route du retour, à environ 50 km de Pékin, nous avons également visité le site des tombeaux des Ming, la dynastie ayant régné de 1368 à 1644 sur la Chine. Ici reposent les dépouilles de 13 des 16 empereurs ayant régné pendant cette longue période.

Cette nécropole, entourée d’une muraille de 16 km, est inscrite au patrimoine de l’Unesco depuis les années 2000 et abrite des palais souterrains, trônes de pierre, sculptures humaines ou animales mais aussi un musée dans lequel sont conservés certains trésors, comme des couronnes impériales. Nous n’avions pas de guide et le seul descriptif que nous avons reçu est en chinois… nous avons donc certainement manqué pas mal d’informations.

Avant d’atteindre les fameux tombeaux, nous traversons l’arche commémorative de la « Grande Porte Rouge » (comme je ne sais pas de quelle porte rouge il s’agit, je vous les mets toutes en photo ci-dessous, ne me remerciez pas).

Nous empruntons la voie des Esprits (ou voie Sacrée), ce long chemin de 7 km qui serait la route par laquelle les empereurs passaient du monde des vivants à celui des morts.

Il est bordé d’arbres, de colonnes en marbre et de grandes statues.

On trouve aussi sur notre parcours une tortue immense, portant sur le dos la plus grande stèle de Chine, d’une hauteur de 10 mètres. Construite en 1425, elle symbolise l’immortalité.

A savoir à propos des tombeaux des Ming que seules 3 sépultures sont accessibles au public (Changling, Dingling et Zhaoling). Certaines chambres funéraires n’auraient d’ailleurs jamais été ouvertes… et l’un des empereur serait accompagné de ses 16 concubines, emmurées vivantes à ses côtés.

Personnellement, je trouve ce type de visite un peu « glauque » mais il faut bien se dire que le culte des ancêtres était très ancré dans la culture des Ming et dans l’histoire chinoise. Il ne faut donc pas regarder ce site avec un regard occidental ou moderne mais comme un morceau d’histoire.

Bilan de ces quelques jours à Pékin

Vous l’avez compris, la météo a vraiment impacté notre séjour… La chaleur écrasante et l’humidité ont été très difficiles à supporter pendant les visites.

La capitale est chargée d’histoire, pleine de monuments époustouflants. Nous avons eu des journées très condensées et avons pu voir les principaux sites d’intérêt. Pourtant, nous sommes loin d’avoir tout vu ! Rien vu par exemple du quartier d’affaires et de la partie moderne de Pékin et n’avons pas non plus visité la célèbre rue commerçante de Qianmen. Nous aurions adoré voir un spectacle au mythique Opéra de Pékin ou découvrir le parc Parc Beihai, l’un des plus grands jardins chinois.

Je ne regrette vraiment pas d’avoir visité Pékin mais je pense revenir une prochaine fois pour visiter d’autres régions et revoir la grande muraille de Chine, cette fois sans le brouillard si possible !

Les anecdotes de la Twin voyageuse :

  • Nous avons remarqué que beaucoup de Chinois (hommes) remontaient leur tee-shirt au dessus du ventre pour se rafraichir. Et bizarrement, c’était souvent les plus bedonnants qui nous en faisaient profiter. Pour améliorer l’image du pays, le gouvernement chinois a toutefois interdit cette pratique dans plusieurs villes.
  • A Pékin, il est courant d’entendre les hommes se racler fortement la gorge (vous savez, le GRRRRKKKRR qu’on aspire du fond de sa gorge jusqu’au nez) avant de relâcher le molard bien macéré au sol. En fait, ce n’est pas du tout un manque de politesse ici en Chine. Selon les préceptes de la médecine chinoise, il ne faut rien garder de mauvais en soi, c’est pourquoi ils rotent également parfois à table, sans que l’intention ne soit mauvaise. Après notre séjour, le gouvernement a lancé une campagne anti crachats avec pour but là encore de redorer l’image du pays.
  • Si les Chinois se protègent du soleil (avec souvent des manches longues et un parapluie) c’est, bien sûr, pour résister à la chaleur, mais aussi pour garder la peau la plus blanche possible, la peau bronzée étant signe de travail à l’extérieur et donc, de pauvreté.
  • On a failli se faire écraser un millier de fois en traversant les routes de Pékin. On n’a jamais vraiment compris qui doit passer quand : entre les pousse-pousse, les vélos, les tuk-tuk, les voitures, les scooters et les gens à pied, c’est à celui qui s’imposera le premier (sinon, on ne traverse jamais !) :

Bref sur toutes ces belles images, demain matin ma collègue et son amie partent pour Xi’An (la ville où se trouve la fameuse armée en terre cuite) pendant que moi je pars, seule, à l’assaut d’un territoire indépendant de Chine.

Hong Kong, me voilà !