Vous rêvez de décompresser sur une île paradisiaque et dépaysante, pas trop loin et sans vous ruiner ?
Ne cherchez plus : Malte coche absolument toutes les cases !

Ce petit pays européen situé au large de la Méditerranée, vers le sud de l’Italie, forme un archipel de 11 îles au total, dont 2 seulement sont habitées :
- Malte (ou Malta), la plus grande et principale île du pays. C’est ici que l’on atterrit et également là que se trouve la jolie capitale de La Valette ;
- Gozo, deuxième plus grande île de Malte. Un peu plus sauvage que sa voisine, on y séjourne tout aussi facilement.
Entre les 2 îles se trouve la troisième île la plus connue de Malte : Comino island, que l’on rejoint pour se prélasser le temps d’une journée dans les eaux cristallines de son lagon bleu azur, digne des destinations les plus paradisiaques sur terre.

Sachez que de nombreux vols low cost permettent de rallier Malte et ses îles depuis la France en moins de 3 heures, pour un prix moyen généralement sous la barre des 100 € le vol aller-retour par personne.
Vous pourriez penser que visiter un pays européen n’a rien d’extrêmement dépaysant. Pourtant, dès votre arrivée à l’aéroport vous serez étonnés de découvrir qu’ici, c’est volant à droite… conduite à gauche. Vous entendrez parler Maltais (logique) mais aussi beaucoup Anglais. Eh oui, Malte était une colonie anglaise jusqu’en 1964. Ne soyez donc pas surpris si vous croisez ici ou là pendant votre séjour des cabines téléphoniques toutes rouges, comme à Londres ! Sauf qu’ici, on paye 100% en euros.
Malte peut également se targuer d’offrir un éventail de paysages et d’activités infini, avec son lagon bleu turquoise dont je vous parlais juste avant, mais aussi ses falaises d’argile tout droit sorties de Mars, ses petites villes aux façades colorées, ses marais salants, ses plages de rêve où l’on vient nager avec les poissons avant d’admirer le coucher du soleil, ses grottes fascinantes à l’eau incroyablement transparente, mais encore sa réserve protégée, ses hôtels de rêve, son fameux village de Popeye, ses importants sites archéologiques et toutes ses possibilités d’activités extérieures, allant de la balade en quad au tour de bateau traditionnel maltais… Bref, impossible de s’ennuyer.
La gastronomie maltaise est, quant à elle, fortement influencée par sa voisine, la Sicile. On y trouve tout type de restaurant et pour tous les budgets, allant du fast food au restaurant local, jusqu’à l’établissement étoilé.
Le coût de la vie est ici très intéressant : pour moins d’un euro, vous pourrez goûter au fameux Pastizzi, une sorte de feuilleté triangulaire traditionnel, fourré au choix – souvent avec du poulet, des champignons, tomates et de la ricotta. Une tuerie ! Pour 0,60€, goûtez au Imqaret, un biscuit traditionnel fourré aux dates.

Au niveau des transports en commun, là encore, vous trouverez votre bonheur car Malte est très bien desservi et les trajets en bus sont illimités pendant 2 h, pour la modique somme de 2 €.
La location d’une voiture vous coûtera généralement moins de 100 € la semaine, ce qui peut être très vite rentable.
Que voir et que faire à Malte ?
Pour ma part, c’est seule et en bus que j’ai découvert les petits trésors de Malte, en octobre 2022. Et comment vous dire… j’ai adorééééééééé.
Pourtant c’était la dernière destination de last minute à laquelle j’aurais pensé. En effet, tous les retours que j’avais pu avoir jusque là ne me donnaient guère envie… Mais un vol aller-retour à 62,19 € au départ de Luxembourg (près de chez moi) pour une semaine de plein soleil, ça ne se refusait pas ! Et je n’ai vraiment pas regretté.
Combien de temps prévoir sur place ?
En une semaine, j’estime avoir pu voir beaucoup de choses, mais être loin d’avoir tout vu.
La réponse est donc : tout dépend de votre budget et de vos goûts : êtes-vous plutôt farniente, plutôt visites ou les deux ? Plutôt musées ou plages paradisiaques ? Vous retrouverez les informations concernant toutes mes dépenses un peu plus bas.
Pour vous donner une idée de ce que l’on peut voir/faire en une semaine sans location de voiture, vous trouverez ci-dessous les 6 étapes de mon voyage – 6 étapes pour 6 jours passés sur place :
- Jour 1 : rayonnement autour de la capitale pour une arrivée en douceur ;
- Jour 2 : visite du sud de l’île de Malte, entre culture et émerveillement ;
- Jour 3 : journée au Blue Lagoon de l’île de Comino, avec sortie en bateau rapide ;
- Jour 4 : visite du nord de l’île de Malte avec coucher de soleil sur la plage ;
- Jour 5 : journée sur l’île voisine de Gozo à la découverte de ses principaux lieux d’intérêt et
- Jour 6 : journée libre avec retour sur mon île préférée, l’île de Comino pour terminer le séjour en beauté.

Vous pouvez bien sûr adapter les visites et votre programme selon vos envies et vos contraintes. Si vous louez une voiture sur place, vous pourrez ajouter des étapes et gagner du temps sur les trajets et sur place, mais n’oubliez pas que la conduite se fait à gauche.
Une semaine après avoir réservé mon séjour, je débarque à Tas-Sliema pour une semaine de bonheur !
Pour ce séjour, je suis partie de Luxembourg avec la compagnie Ryanair en fin d’après-midi.
Avec un retard de 2h, c’est donc de nuit que le taxi réservé par l’hôtel vient me chercher à l’aéroport. La jeune conductrice, très sympathique, me donne alors plein de conseils pour mes visites et confirme que je peux absolument tout visiter en bus.
Elle me dépose devant l’hôtel, dans la ville de Tas-Sliema, l’une des plus animées de l’île principale de Malte, non loin de la capitale. D’ailleurs, on la voit bien, cette capitale, depuis le port de Sliema (voir ci-dessous), où je me balade avant d’aller dîner pour cette première soirée à Malte.

Pour mon séjour, j’ai choisi de dormir dans un hôtel 4 étoiles plutôt haut de gamme, le 1926 Le Soleil Hotel & Spa, dont le prix à la nuit oscille entre 50 et 220 € (sans petit déjeuner) selon la période sachant qu’elle était à 133 € lors de mon séjour.
Jour 1 – Détente dans une piscine de rêve puis visite de San Ġiljan et La Valette l’après-midi
Au programme de cette première matinée maltaise => détente à la piscine à débordement de l’hôtel.
Il y a pire pour débuter un séjour, non ?

Après cette première matinée tranquille et idyllique, je déjeune rapidement vers l’hôtel, histoire d’avoir encore un peu de temps pour visiter les alentours.
En début d’après-midi, direction la petite plage de Balluta Bay dans le quartier de San Ġiljan (aussi appelée Saint Julian’s) à moins de 10 minutes de bus au nord de Sliema. Plusieurs bus y conduisent très facilement (notamment le 13A) mais une promenade de bord de mer mène aussi les marcheurs de Sliema à San Ġiljan en 20 minutes environ.
Sur le trajet, je remarque que Malte est un petit paradis pour les baigneurs, avec beaucoup de piscines naturelles surmontées d’une ou plusieurs petites échelles. Par contre, les plages de sable aux alentours sont plutôt rares et petites.
Bref, me voilà arrivée à Balluta Bay. La particularité de cette petite plage de sable fin, c’est qu’une magnifique église pointue surplombe les eaux turquoises de la baie. Elle est fermée la plupart du temps mais c’est surtout de l’extérieur que la magie opère, puisque sa façade change de couleur au fil des heures, selon son exposition au soleil. C’est pourquoi j’ai voulu m’y rendre avant qu’elle ne soit trop à l’ombre, même s’il est déjà un peu tard à mon goût.

Au delà du côté photogénique, l’ambiance qui règne ici est vraiment agréable. Beaucoup de visiteurs et de locaux se posent sur le dédale de marches menant à la plage, pour pique-niquer, lire un livre ou tout simplement, se reposer. En octobre, la température de la mer comme la température extérieure est encore agréable.
Le centre-ville de San Ġiljan est très animé, surtout le soir. C’est d’ailleurs l’un des principaux points de chute de Malte puisque de nombreux hôtels se trouvent ici, parmi lesquels se trouve le luxueux Radisson Blu.
Après cette belle escapade balnéaire, petit retour à l’hôtel pour se rafraichir et direction la capitale de la Valette (aussi appelée Valletta ou Il-Belt), à environ 25 minutes de bus du port de Sliema (ligne 13A dans l’autre sens), histoire de terminer cette journée de détente par une petite visite un peu plus culturelle.
Pour la petite histoire, sachez que la capitale porte le nom de son fondateur Français du XVIe siècle, Jean de La Valette (1494-1568). Ce grand maître des Chevaliers de Malte voulait construire une ville fortifiée pour défendre Malte des attaques extérieures.
Le bus me dépose vers une grande place, tout près de la jolie fontaine de Triton. Elle est précédée d’une esplanade, bordée de palmiers, sur laquelle se trouve la statue du Christ Roi (Christ the King). C’est vraiment joli.
Je suis la foule jusqu’au bout de la place où l’on rejoint le centre-ville en traversant la Porte de La Valette, un pont entouré de forteresse, donnant en contrebas sur une sorte de jardin.

La capitale s’étend sur 55 hectares mais son centre-ville se visite assez facilement car il est traversé par une artère principale, Republic Street. On y trouve beaucoup de commerces, de petites places, de restaurants en terrasse et de monuments historiques.
Très tournée vers la religion catholique, La Valette abrite pas moins de 25 églises et 300 monuments touristiques en tout, d’où sa nomination au Patrimoine Mondial de l’Unesco.
Je commence ma visite par une balade au hasard, dans les rues adjacentes de la capitale, au style à la fois baroque et moderne.

Ce que j’adore à Malte, ce sont ses fameux gallariji (« blow window » en Anglais), des balcons colorés vraiment typiques et propres à Malte.
Autant à Sliema ou San Ġiljan, je n’en voyais pas énormément, autant ici, ils sont absolument partout dès que je lève la tête !

Je me dirige ensuite vers le lieu le plus mythique et incontournable de La Valette : la Co-cathédrale Saint Jean.

Construite en 1577 par un architecte local, elle est considérée comme un véritable chef-d’œuvre baroque.
Avec ses dorures et ses détails chargés du sol au plafond, elle est purement et simplement éblouissante, dans tous les sens du terme. A l’intérieur se trouvent 8 chapelles différentes, pour les 8 langues des Chevaliers de Malte. Sa spécificité, c’est qu’elle abrite les dépouilles de plusieurs Chevaliers de l’ordre de Malte.
L’entrée à cette cathédrale coûte 15 € (elle est gratuite pour les enfants) et des règles sont à respecter pour pouvoir y entrer. Tenue correcte exigée (c’est la base) mais notez que les chaussures à talons aiguilles sont interdites – le sol étant en marbre. Autre spécificité, tout sac à dos doit être tenu devant soi ou porté à la main. Ces règles sont affichées (en Anglais) à l’entrée du bâtiment avec les tarifs et les horaires d’ouverture.

Après cette visite haute en couleurs, je reprends ma balade autour du centre-ville. Impossible de manquer la Place du Palais, porte d’entrée à de nombreux monuments comme le Palais Présidentiel. Ici, la statue de la reine Victoria se dresse devant la bibliothèque nationale.

Chaque rue possède son intérêt, il faudrait plusieurs heures pour visiter la capitale à sa juste valeur. Je me dis que si j’ai le temps pendant mon séjour, je reviendrai.

Il est environ 15h30, je décide de me diriger vers deux autres incontournables de la capitale, le Lower Barrakka garden et le Upper Barrakka garden, les deux jardins les plus célèbres de la capitale (Upper pour haut en Anglais et Lower pour bas), situés à 10 minutes de marche l’un et l’autre.
Je commence par rejoindre le Lower Barraka garden, près duquel se trouve le fameux Siege Bell War Memorial, un édifice en pierre contenant une cloche de 10 tonnes de bronze, construit en 1992 en hommage aux militaires disparus pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il se trouve au bord de la mer et au sommet, la vue est époustouflante.

Il est bientôt 16h, sachant que la nuit tombe vers 18h30 à cette période de l’année, je réalise que je n’aurai certainement pas le temps de visiter les deux jardins.
Je me dirige donc vers le Upper Barrakka garden. Sur le trajet je tombe sur des rues magnifiques, et notamment sur cette petite cabine rouge, qui se fond bien avec le décor.

Arrivée au jardin, je découvre avec émerveillement qu’il offre une vue imprenable sur les 3 Cités (Vittoriosa, Senglea et Cospicua), l’une des plus anciennes régions de Malte, que l’on visite généralement en même temps que la capitale.

Depuis le jardin où je me trouve, les canons des remparts tirent quotidiennement un coup de canon symbolique, à midi et à 16h00, afin de rendre hommage aux défenseurs de la ville. Et cela fait un bruit vraiment… détonnant, voire un peu effrayant. Disons que c’est une expérience unique en son genre.
Je décide de tester l’ascenseur panoramique (gratuit à la descente et 1 € à la montée – sauf si compris dans un ticket de ferry). Il n’a pas vraiment d’intérêt pour moi, à part qu’il mène à l’embarcadère permettant au public de prendre le bateau (pour 2,80 € l’aller retour) pour visiter les 3 Cités. Je n’aurai pas le temps malheureusement, il me faudrait une demi journée minimum.

Ma visite de La Valette se termine par une dernière balade au centre-ville, où par hasard après une dizaine de minutes de marche, je tombe sur la Basilique Notre-Dame-du-Mont-Carmel de La Valette.
Juste à côté, je découvre ébahie une rue… tellement pentue qu’on croirait une fausse !

Pour mon repas du soir comme je suis seule et que je veux me reposer pour demain, je me contente de goûter à une autre spécialité de Malte : le Ftira, un sandwich aux pommes de terre, poisson (comme du thon), tomates et olives. Personnellement, je préfère les Pastizzis que j’ai pu goûter en arrivant, mais j’aurais au moins testé une autre spécialité. Je termine ce repas par un petit Imqaret, une pâtisserie traditionnelle à base de dates.

Jour 2 – Découverte du sud de Malte
De bon matin, direction l’arrêt de bus de Sliema pour un trajet d’environ 1h30 (bus n°71 jusqu’à La Valette puis 201 à partir de Zurrieq), vers le sud ouest de l’île principale de Malte.
C’est ici que se trouve l’un des plus beaux joyaux de Malte : la Blue Grotto autrement dit en Français, la Grotte Bleue.
Cette arche formée de roche calcaire mesure 30 mètres de haut et surplombe les eaux translucides de la Méditerranée. C’est pour moi la plus belle grotte de Malte, à découvrir impérativement le matin, pour profiter des plus belles couleurs.
La visite commence par un arrêt au fameux panorama, un point de vue gratuit permettant d’observer l’arche de la Grotte Bleue d’en haut.

Il n’est pas vraiment possible de s’arrêter bien longtemps car il n’y a pas de structure à proprement parler. D’ailleurs, l’arche s’observe par dessus un petit muret (voir ci-dessous), je le précise pour les personnes qui auraient le vertige.

Après quelques minutes de contemplation et d’émerveillement, direction le petit port de Wied iz-Zurrieq, juste en contrebas.
Avant de repartir, je tombe sur un Monsieur très sympathique, qui me propose de porter gracieusement son Hibou grand-duc et de le faire décoller depuis ma main, chose que j’exécute avec joie. J’ai beaucoup aimé cette petite rencontre.

La route qui mène au port est bétonnée mais pas vraiment adaptée aux piétons d’après moi. Heureusement, je ne suis pas la seule à rejoindre le port, je suis le mouvement et arrive après environ 10 minutes de marche, tout en descente. Note à moi-même à ce moment là : ça va piquer au retour.
L’attraction principale de ce petit port de pêche, c’est la balade en bateau traditionnel autour des grottes environnantes. Pour 8 € par adulte et 4 € par enfant (à payer uniquement en cash), on rejoint la Blue Grotto et ses grottes voisines en bateau, avec 8 autres personnes à bord. Selon la saison, un arrêt baignade peut être compris (à vérifier à l’avance).
Je suis impressionnée par la transparence et la couleur de l’eau. On voit les poissons, tellement elle est claire. On croirait même qu’elle est éclairée par des projecteurs, tant le soleil la rend bleue électrique.

Après cette belle balade, retour sur la terre ferme (effectivement, ça pique) vers l’arrêt de bus. A ce moment là, j’envie un peu les personnes venues en voiture mais bon, je me dis que c’est autre style de voyage.
Je rejoins le site archéologique de Ħaġar Qim inscrit au patrimoine Mondial de l’Unesco, en empruntant le même bus qu’à l’aller.
Il fait partie des 6 temples mégalithiques de Malte. Ces constructions préhistoriques comptent parmi les plus anciennes existant encore sur terre. Celui-ci en particulier héberge un monument mégalithique de près de 60 tonnes, le plus grand de l’île.
Il a été érigé entre l’an 3600 et 3200 avant J.-C. par les civilisations du Néolithique.
L’entrée coûte 10 € par personne (5,50 € par enfant de 6 à 11 ans) et comprend l’accès au site mais aussi à un film 4D et à un musée. Il intègre également l’entrée au temple voisin de Mnajdra, à 500 mètres de là.
Ne vous attendez pas un à temple grandeur nature, il est en réalité très petit et composé surtout de quelques pierres posées ici et là. Prenez le guide audio car les panneaux ne sont pas très utiles.

Renseignez-vous à l’avance sur les horaires du retour si vous rentrez en bus car il ne passe qu’une fois par heure !
Je l’ai attendu longtemps ce bus… et lorsqu’il s’est enfin présenté, j’ai découvert qu’il allait en direction de La Valette et pas du tout au sud comme je l’aurais voulu. J’en ai donc profité pour aller me chercher des Pastizzis sur la grande place de La Valette pour déjeuner, avant de repartir à nouveau pour le sud.
Je rejoins en effet Marsaxlokk, un village connu pour ses nombreux bateaux traditionnels et son petit marché, à environ 40 minutes de bus (n°81) depuis la Valette jusqu’au sud.
J’aurais sûrement pu gagner du temps en étudiant mieux le trajet pour éviter de repasser par La Valette depuis Ħaġar Qim. Mais j’étais tellement contente de trouver un bus retour (un par heure, je vous rappelle) que j’ai pris le premier qui venait. Du coup, il est déjà tard.


Mais si je suis venue à Marsaxlokk, c’est surtout pour rejoindre la St. Peter’s Pool, une piscine naturelle magnifique à l’eau turquoise là encore.
Il faut compter 10 € par personne l’aller-retour en bateau.

J’ai beaucoup aimé cet endroit par contre, je conseillerais plutôt de visiter ce site un matin, afin de voir la piscine sous son meilleur jour (et de prévoir des chaussures d’eau). Malheureusement, l’eau n’est plus du tout turquoise en fin de journée.
Le retour a sonné. Une fois rentrée et pour terminer cette belle journée comme il se doit, je fais un tour au spa de l’hôtel, puisqu’il est gratuit pour les résidents.

Après cette belle parenthèse et comme je suis plutôt fatiguée par tous ces trajets, je mange cette fois (encore) sur le pouce, avant d’aller me coucher.
Jour 3 – journée de farniente au Lagon Bleu de la petite île de Comino
Sur les conseils de mon hôtel et pour me reposer un peu de ma journée d’hier (le spa, ça ne compte pas), me voilà partie pour une journée à Comino Island avec la compagnie I see Malta.
Pour un trajet aller-retour j’ai payé 20 €, auxquels j’ai ajouté une visite des grottes du lagon à 15 € directement sur le bateau.

Sur le bateau justement après avoir payé l’excursion, voilà que je fais la rencontre d’un couple Hongrois adorable, qui me demande si j’ai bien compris le programme de la journée.
On nous explique en effet que les autres passagers vont rester à bord direction le lagon pendant que nous (et toutes les personnes qui souhaitent visiter les grottes du lagon) sommes invités à descendre à Gozo, c’est à dire maintenant !
Une fois descendus à Gozo, le couple me propose de passer la journée ensemble, ce que j’accepte avec grand plaisir.
Pour 5 € par personne aller-retour, on nous propose tout de suite de rejoindre – en bus, avec d’autres touristes – le centre-ville de Victoria (aussi appelée Rabat), la capitale de Gozo.
Nous avons environ 2h30 à tuer, ce qui est à la fois beaucoup, puisque ce stop n’était pas prévu au départ dans nos programmes et à la fois trop peu, car on ne visite pas une capitale en 2h.
Nous décidons donc de rester au centre-ville et découvrons sa fameuse Pjazza Indipendenza, grande place animée où nous déjeunons en terrasse, avant de nous diriger vers les remparts de la citadelle de Victoria, une cité médiévale fortifiée offrant une vue imprenable sur les étendues de Gozo (ci-dessous à gauche).
Nous visitons ensuite le Villa Rundle Gardens, un joli jardin exotique où nous passons un petit moment à nous détendre, avant de nous diriger vers le bus retour et de rentrer au port de Gozo.

Nous sommes ensuite invités à monter dans un speed boat (bateau rapide) pour visiter les grottes alentours.
Comme aux grottes de Blue Grotto la veille, l’eau est transparente et le cadre, magique. Par contre, ça décoiffe beaucoup plus qu’à Blue Grotto mais c’est normal, nous allons beaucoup plus vite aussi.
Nous entrons carrément à l’intérieur de certaines grottes, à quelques cheveux de toucher les roches.

Nous traversons ensuite le Crystal Lagoon, le lagon paradisiaque aux eaux translucides qui juxtapose le Blue Lagoon. Il porte bien son nom !
J’aurais aimé pouvoir m’y baigner mais cela n’est pas au programme, dommage.

Nous descendons ensuite au fameux Blue Lagoon (Lagon Bleu en Français) sur l’île de Comino Island.
J’en rêvais tellement, c’était LE lieu que je voulais voir à tout prix à Malte. Et… je suis un peu déçue à ce moment là, figurez-vous ! Il est presque 15h00… ce qui est bien trop tard pour visiter ce coin, déjà envahi par la foule. Pas une seule place libre sur sa minuscule plage de sable. Même les rochers sont déjà bien remplis.

Pour noyer notre chagrin, nous nous offrons quand même chacun notre Piña colada, servie dans un ananas s’il vous plait ! La boisson coûte 10 €, certes, mais c’est un must ici ! Tchiiiiin !

Disons que cette excursion m’a permis d’avoir un premier aperçu du lagon, mais une chose est sûre, je reviendrai une autre fois et… impérativement UN MATIN !!!!
Bref après une bonne session de baignade tous les 3, il est l’heure de rentrer. Sur le trajet retour, nous avons la chance d’assister à un merveilleux coucher de soleil se reflétant sur la mer.

Pour le repas du soir et puisque j’ai mangé assez tard au restaurant avec mes amis à Gozo, je me contenterai de quelques délicieux Pastizzis. Encore ? Oui je sais mais que voulez-vous, je crois bien que je suis Pastizziaddict.
Jour 4 – Visite du célèbre village de Popeye puis des falaises de Gnejna Bay pour finir par un coucher de soleil magique à Golden Bay
Mes amis Hongrois ont loué une voiture pour toute la durée de leur séjour et ça tombe bien, pour leur dernière journée, ils me proposent de les accompagner au village de Popeye (aussi appelé Sweethaven Village), à Anchor Bay, au nord ouest de l’île principale de Malte.
J’ai de la chance car ils viennent me récupérer à mon hôtel, alors qu’il est à l’opposé de leur trajet.
Nous arrivons donc ensemble au village, face à une mer calme et toujours aussi turquoise. Le village se compose d’un ensemble de petites maisonnettes en bois, tout droit sorties d’un film.
Et c’est bien le cas, puisque ce village a été créé de toutes pièces pour servir de décor à la comédie musicale Popeye sortie au cinéma en 1980, avec Robin Williams dans le rôle de Popeye.

Le village est aujourd’hui une sorte de musée à ciel ouvert, où des acteurs déguisés sur le thème de Popeye plongent les visiteurs dans l’ambiance du film.
L’entrée coûte 18 € par adulte et 14 € par enfant. Je trouve personnellement que le site est plutôt destiné aux enfants (petits ou grands), car on y trouve de nombreux jeux grandeur nature mais la baie est vraiment à voir.
Pour rentabiliser notre billet, nous avons décidé d’y rester quelques heures. Nous avons donc déjeuné sur le site avant de nous baigner dans les eaux poissonneuses du village. On y trouve quelques poissons multicolores comme des poissons perroquet.

Sachez que la baie, entourée par deux falaises est, elle aussi, une attraction à part entière notamment pour les plongeurs. Ici du côté gauche de la baie se trouve la grotte de Scorpion Cave, dont l’entrée est immergée sur plusieurs mètres. De l’autre côté, les plongeurs peuvent venir observer une immense ancre échouée.
N’étant pas des plongeurs aguerris, nous nous sommes contentés de nager près du village.
Avant de repartir et de nous quitter 😦 nous avons rejoint un point de vue exceptionnel sur le village de Popeye.
Nous étions tous les 3 émerveillés. C’est encore plus beau vu d’en haut !

Mes amis partent déjà ce soir et décident donc de se rapprocher de l’aéroport en visitant la capitale avant de rentrer.
De mon côté, je repars en bus, à l’assaut d’un autre endroit incroyable de Malte, que je rêvais également de voir : Gnejna Bay.
J’emprunte pour cela le bus 101 pour une vingtaine de minutes, avant de m’arrêter vers la plage de Ghajn Tuffieha.
A l’entrée de la plage, je tombe sur une jolie balançoire (ci-dessous) et descends les nombreuses marches menant à la plage de Ghajn Tuffieha. Je la trouve sans intérêt particulier, mais ce n’est pas pour elle que je suis là.

Au bout de celle-ci et après une petite montée, je rejoins le point de vue pour lequel je suis venue.
Sous mes yeux se dévoilent les fameuses falaises d’argile de Malte ! Elles surplombent deux plages dont celle de Qarraba Bay, au sable orange presque fluo.
Gros coup de coeur pour cet endroit unique en son genre ! On se croirait sur mars !

Je marche un peu de chaque côté, c’est à chaque fois plus beau encore. J’aimerais rester plus longtemps mais le soleil va bientôt se coucher. Je préfère repartir tant qu’il fait jour même si apparemment, le coucher de soleil depuis ce spot est à tomber.
Pour ma part, je décide de l’admirer depuis la plage voisine de Golden Bay à environ 15 minutes de marche, pour être pas loin de l’arrêt de bus du retour (je vérifie l’horaire en passant – traumatisme du 1 bus par heure de Ħaġar Qim oblige).
Coucher de soleil absolument magique !

Ce soir, je m’octroie un restaurant à Sliema, pas très loin de mon hôtel. Je vous en reparlerai plus tard mais c’était une tuerie !
Jour 5 – Cap sur l’île de Gozo pour la journée
Assez tôt ce matin, je rejoins le port de Sliema et réserve mon trajet à destination de Gozo, avec la compagnie Luzzu Cruise pour 25 € aller retour.

A peine arrivée à Gozo, je me renseigne sur les bus disponibles sur l’île. Malheureusement, le bus le plus pratique (le bus touristique hop on hop off) ne s’arrête pas à tous les spots que je voudrais voir.
Un taxi m’aborde et me propose de me faire visiter l’île à ma guise pour 50 € la journée, le prix de 3h en temps normal… qu’est-ce que je regrette de ne pas avoir été accompagnée par mes amis hongrois. Mais cette option me semble être la plus pratique et efficace. Je retire la somme au distributeur, puisqu’il ne prend que le cash.
J’ai une idée bien précise de ce que je veux voir et il propose de m’arrêter où je veux et aussi longtemps que je le veux ! J’accepte et nous voilà partis pour l’ouest à la découverte du spot le plus mythique de Gozo : le site de Dwejra Bay qui abrite plusieurs points d’intérêt : le Blue Hole (le plus connu), la Inland Sea et le Fungus rock.
Nous commençons par le fameux Blue Hole ou trou Bleu en Français. C’est l’un des sites de plongée les plus connus de Malte et l’un des plus beaux sites du pays.
Comme son nom l’indique, il forme un trou circulaire de 15 mètres de profondeur. Il est relié à la mer par une arche sous-marine, sous laquelle les plongeurs peuvent passer. Pour les adeptes du masque et tuba, une zone plus adaptée existe (Coral Gardens), juste à côté. Contrairement à ce que son nom semble supposer, on n’y trouve pas de corail mais beaucoup de poissons.

Face au Blue Hole se dressait jusqu’en 2017 l’Azur Window, une arche calcaire rendue célèbre par la série Game of Thrones.
Malheureusement elle a été entièrement détruite suite à une tempête (voir ci-dessous). Quel massacre !

A quelques mètres en contrebas se trouve la Inland Sea – mer intérieure en Français – une lagune peu profonde reliée à la mer par un tunnel d’environ 80 mètres dans la falaise.
C’est aussi un site de plongée célèbre car on y trouve des coquillages datant de la préhistoire et des fossiles d’animaux marins.

A une dizaine de minutes à pied se dresse ensuite le Fungus rock (rocher au champignon en Français), une formation rocheuse sur laquelle pousse le cynomorium écarlate, une plante vivace parasite allongée et très compacte, constituée de milliers de petites fleurs brunâtres ou rougeâtres.
On lui attribuait des vertus médicinales soignant notamment les hémorragies ou les dermatoses.
Le nom de ce rocher lui a été donné ainsi car on croyait autrefois que la plante qui y pousse était un champignon. Les habitants l’appellent aussi le rocher du général (II-Gebla Tal-Generalle) car il a été découvert par un général de l’ordre des Chevaliers.
Fungus Rock est aujourd’hui une réserve protégée.

A moins de 10 minutes de là, un peu plus dans les terres, nous faisons un stop à la cathédrale de Gozo, Notre-Dame Ta’ Pinu de Gharb, construite en 1920. Il s’agit du seul sanctuaire national de Malte.

Direction ensuite Wied il mielah, à une dizaine de minutes de route de là. C’est l’une des dernières arches de Malte toujours en place. D’ailleurs, nous remarquons immédiatement qu’elle est déjà bien fissurée ! Espérons qu’elle ne finira pas comme l’Azur Window…

Je passe du coq à l’âne mais saviez-vous que la spécialité de Malte, c’est le sel ?
Eh bien celui-ci est récolté à Gozo ! Alors direction les Salt Pans, les marais salants de Marsalforn, à 20 minutes de route plus à l’est.

Je suis impressionnée par le côté géométrique de ce site historique et par de sa vue imprenable sur la mer Méditerranée.
Après toutes ces belles visites, nous nous dirigeons vers la Baie de Ramla, à 15 minutes de là, toujours plus à l’est.
Cette plage est vraiment superbe, avec une eau turquoise et du sable doux orange. Le contraste entre les 2 est saisissant !

C’est ici que l’on va s’arrêter pour terminer la journée en mode farniente.
Après avoir déjeuné dans le restaurant de la plage (pas le meilleur de ma vie, soit dit en passant), direction la grotte de Tal-Mixta, à environ 20 minutes de marche. Finalement, le farniente, ce sera pour après : le chemin est facile mais…un peu chaotique.
Prévoyez donc de bonnes chaussures car le petit chemin pentu qui mène à la grotte est caillouteux, parfois glissant.
Ne vous fiez pas non plus aux panneaux « privé », un local s’amuse à les installer régulièrement pour garder un peu sa tranquillité, mais le chemin est bien public. Prévoyez de l’eau et un chapeau car vous serez en plein soleil pendant toute la montée.
Par contre la vue à l’arrivée est exceptionnelle ! Je vous laisse en juger :

L’intérieur n’est pas très grand, c’est pourquoi la grotte est souvent bondée, notamment au moment du coucher du soleil. Par chance quand j’arrive, seulement 3 personnes sont là.
J’entends par contre que la grotte était accessible bien plus rapidement en voiture. Allez savoir pourquoi le conducteur ne me l’a pas proposé ! Ah si je crois que je sais. Il semble que la route soit un peu escarpée, il avait certainement peur de ruiner sa voiture (je le comprends un peu, d’autant que j’ai survécu au trajet à pied).
Il est temps de descendre et c’est toujours aussi glissant, surtout au démarrage.
Une fois sur la plage, je n’ai qu’une hâte… me poser ! Il n’y a pas énormément de monde sur cette plage, j’apprécie d’autant plus le moment.
La fin d’après-midi est déjà là et il me faut encore reprendre le bateau retour ! Sur le trajet, le conducteur m’arrête quand même à un magnifique point de vue, où je distingue le Blue Lagoon vu d’en haut. J’ai hâte de pouvoir y retourner !

Après un joli coucher de soleil sur le retour, je décide de dîner sur le port de Sliema, grâce à un food truck, qui propose des spécialités grecques (oui je sais, rien à voir avec Malte mais j’avais envie d’une Pita Gyros, ça ne s’explique pas).


Jour 6 – Dernière journée libre (retour à Comino island sans la foule et détente à la piscine)
Comme je me l’étais promis lors de ma venue au Blue Lagoon de Comino le 3ième jour, je décide d’y retourner mais cette fois, à la première heure pour profiter de Comino Island sans la horde de touristes qui va avec !
Très tôt je prends le bus (n°222) pour rejoindre Cirkewwa tout au nord de Malte. Après plus d’une heure de trajet, j’arrive au terminus, tout près de l’embarcadère.
Je m’attends alors à prendre le premier ferry public de la journée (comme me l’avait exposé le Français rencontré la veille sur le port), avec la compagnie Co Op Comino.
A 8h30 comme prévu, je découvre que ce ne sera pas un ferry comme je le pensais mais un petit bateau rapide, qui se chargera de la traversée de 25 minutes. Attention, ça décoiffe sévère !
Pour ce trajet j’ai payé 15 € aller-retour (le tarif est de 7 € pour les enfants). Les personnes qui louent une voiture peuvent monter à Marfa plutôt qu’à Cirkewwa car on peut s’y garer gratuitement. Sachez qu’il est possible également de s’arrêter à Gozo au retour de Comino. Le retour de Gozo à Malte sera alors à acheter en supplément (4,65 €).
Je vous conseille d’acheter votre billet en ligne pour gagner du temps sur place et en prime, il vous coûtera un euro moins cher.
Le bateau rapide ce matin est piloté par deux jeunes, qui s’empressent de mettre la musique à fond ! Ils font plusieurs stops aux grottes alentours – comme quasiment tous les autres bateaux finalement.

Comme il est encore tôt, je décide de visiter les hauteurs de l’île jusqu’à la tour Sainte-Marie, une sorte de mini château datant de 1416, servant de premier point d’alarme en cas d’invasion de Malte.
Malheureusement, nous sommes dimanche et il se trouve qu’elle est fermée le week-end ! Ce n’est pas grave, la vue est à couper le souffle, surtout le matin. C’est un dégradé de bleu ! Par contre, il faut prévoir de bonnes chaussures car le chemin est parfois caillouteux.

Retour près du lagon pour une baignade bien méritée. A l’heure du repas, je mange le sandwich que j’ai eu la bonne idée d’acheter au port ce matin, que j’accompagne d’une dernière Piña colada. Si vous n’aimez pas cette boisson, il est possible de choisir celle que vous souhaitez, avec ou sans alcool. Il y a notamment un large choix de jus de fruits.

Je m’offre carrément le luxe d’une chaise à l’ombre pour 15 € (soyons fous). Par contre, elle est installée à même les rochers, si vous saviez comme je regrette de ne pas avoir apporté mes chaussures d’eau ! Ça fait hyper mal aux pieds !

Pour ces dernières heures à Malte, je décide de retourner à la piscine de mon hôtel, histoire de boucler la boucle en beauté (et de rentabiliser son prix par la même occasion).

Par contre la piscine ferme avant l’heure du coucher du soleil. Quel dommage. Comme j’avais adoré regarder le soleil se coucher depuis la plage de Golden Bay, je décide de reprendre le bus direction le nord de Malte.

Avec le recul je me dis que c’était beaucoup de trajet pour voir le soleil se coucher ! Mais bon, quand on aime, on ne compte pas.
Après un dernier repas sur le port de Sliema, il est l’heure d’aller se coucher. Demain matin, je devrai dire au revoir à ce beau petit paradis sur terre.
Malte, je pense que nous nous reverrons ❤
Mon avis sur l’hôtel 1926 Le soleil Hotel & Spa
Si vous prenez le bus, vous séjournerez certainement vers La Valette, centre névralgique des transports en commun ou alors vers Sliema, un peu plus balnéaire juste à côté.

De mon côté, j’avais sélectionné le 1926 Le Soleil Hotel & Spa principalement pour sa piscine à débordement, il faut bien l’avouer. Je me disais que si je n’avais pas le coup de cœur pour Malte, je pourrais squatter la piscine pendant une semaine !
Après y avoir passé 7 nuits, je confirme que cet hôtel est plutôt bien situé, tout proche du port et de plein de restaurants et de commerces.
D’ailleurs, une supérette se trouve pas loin et permet d’économiser les frais de petit déjeuner, ce qui est plutôt appréciable vu le prix de la nuit (133 € lors de mon séjour).
Personnellement, j’ai énormément apprécié le fait que le personnel de la réception m’ait assistée chaque jour dans l’organisation de mes trajets en bus, avec des indications ultra précises sur l’arrêt de bus à rejoindre, le numéro de bus à prendre et les horaires.
J’avais de temps en temps un petit cadeau dans ma chambre et chaque jour, une petite citation sur mon lit avant de dormir.
Le personnel s’est également chargé de réserver pour moi mon trajet en bateau pour passer la journée au Blue Lagoon (avec I see Malta).
Attention cependant : la piscine que vous voyez sur les photos n’est pas située dans le bâtiment de l’hôtel mais à une centaine de mètres en contrebas. Sachez qu’il ne s’agit pas d’une piscine privée mais d’un Beach Club, c’est-à-dire accessible à tous. L’entrée est évidemment payante pour les non résidents et s’élève à une vingtaine d’euros par personne, selon la période. Les meilleures places sont, quant à elles, réservées aux résidents. Je vous conseille d’y aller dès l’ouverture le matin si vous voulez profiter d’un transat en bord de piscine. Comme vous pouvez l’imaginer, il sont tout de suite pris d’assaut.
Vous devrez également réserver à l’avance votre créneau au spa de l’hôtel – qui est partagé.
Ne vous attendez pas à une belle vue mer, l’hôtel donne sur la ville puisqu’il n’est pas au bord de l’eau (voir ci-dessous).
D’ailleurs j’ai trouvé la chambre un peu petite mais la salle de bain assez spacieuse et le lit immense.
Pour le côté technique si vous êtes à pied, sachez que les rues qui mènent à l’hôtel sont un peu en montée, comme beaucoup de rues à Malte. Vous serez prévenus 😉
Il est donc pour moi un peu mauvais en terme de rapport qualité-prix mais pas mal si vous prenez les transports en commun.
Je me suis toujours sentie en sécurité, quelle que soit l’heure à laquelle je rentrais et je trouve ça important. Je me suis sentie bien accompagnée par le personnel et donc, beaucoup moins seule ! Ils me demandaient régulièrement ce que j’avais pu voir dans la journée et ça, c’était top.
Par contre, pour le tarif, une vue mer aurait été bien appréciée et le petit déjeuner aurait dû être inclus.

Si vous prenez les transports en commun et aimez faire la fête, vous pouvez aussi séjourner au be.HOTEL à San Giljan. A 76 € la nuit, c’est un hôtel au très bon rapport qualité-prix. Il possède une piscine en rooftop magnifique avec vue sur la mer et se situe à seulement 100 mètres d’une petite plage de sable, ce qui est rare en ville à Malte. Attention, c’est le quartier des discothèques… donc prévoyez des bouchons d’oreilles, mais il faut savoir ce que l’on veut, non ?
Si vous louez une voiture et que votre budget vous le permet, séjournez au Salini Resort, un hôtel 4 étoiles en front de mer, très qualitatif qui facture la chambre avec vue mer entre 90 et 122 € la nuit petit déjeuner compris. C’est là que séjournaient mes amis Hongrois et ils n’ont fait que me vendre leur hôtel de rêve, qui dispose lui aussi d’une piscine à débordement !
J’étais presque déçue de ne pas y avoir passé au moins une partie de mon séjour mais il faut impérativement un véhicule car il se situe en bord de route.
Où manger ?
Comme j’étais seule, j’ai surtout mangé sur le pouce mais à Sliema, j’ai quand même dîné dans un excellent restaurant et je veux absolument vous en parler.
Il s’appelle OPA! et se situe au niveau du port. J’y ai mangé un plat de fruits de mer conseillé par l’hôte et franchement, je me suis régalée ! La sauce était à tomber.
Je vous conseille donc vivement ce restaurant de type « FUSION CUISINE », qui satisfera vos babines à coup sûr.

Pour les Pastizzi, mes préférés étaient ceux vendus dans les guitounes à l’entrée de La Valette, vers la Triton Fountain. J’y suis retournée plusieurs fois !
Quel budget prévoir pour cette semaine idyllique ?

Le budget aurait largement pu être réduit en :
- Optant pour un hôtel moins onéreux et en accédant à la piscine de l’hôtel (son principal attrait) en tant que non résidente ;
- Renonçant au confort du taxi privé pour l’aéroport au profit du bus pour éviter ainsi les frais de navette exorbitants ;
- Partageant le taxi lors de ma journée à Gozo et
- Zappant la journée touristique du jour 3 à Comino island pour prendre plutôt le premier Ferry Public du matin, au nord de l’île.
Bilan personnel de ma semaine à Malte
Ce que j’ai adoré :
- Les habitants m’ont semblé très accueillants ;
- J’ai trouvé des paysages à couper le souffle – gros coup de ❤ pour la Grotte Bleue, pour le point de vue du village de Popeye mais aussi et surtout pour les falaises d’argile et le Blue Lagoon ;
- Malte est un pays vraiment cosmopolite et très animé où il est impossible de s’ennuyer ;
- On y mange bien et pour des prix raisonnables ;
- Quasiment tout est accessible en bus sur l’île principale de Malte ;
- L’hôtel que j’avais choisi était situé dans une rue plutôt calme, tout proche des arrêts de bus et du port ce qui a été très pratique pour moi et
- Grâce à une excursion en bateau, j’ai fait une très belle rencontre avec un couple Hongrois, avec lequel je suis restée amie.
Ce que j’ai moins aimé :
- Le prix des entrées aux sites majeurs me semblait parfois exagéré (15 € pour visiter un cathédrale, 10 € pour visiter un petit temple aussi historique qu’il soit ou encore 15 € pour visiter un faux village me semblent trop élevés comparé au coût de la vie) ;
- J’ai trouvé certains trajets assez longs en bus d’autant qu’ils étaient parfois (trop) climatisés ;
- L’île de Gozo m’a semblé beaucoup moins accessible en bus que sa voisine et pas très facile à visiter sur une seule journée ;
- J’ai été déçue que la piscine se trouve à une centaine de mètres de l’hôtel et pas directement dans le bâtiment. L’eau n’étant pas chauffée, fin octobre elle était d’ailleurs plus fraiche que la mer !
- Je n’ai pas eu le temps de faire vraiment du snorkeling (pourtant j’adore ça). Paradise Bay au nord de Malte est apparemment un spot sympa pour les poissons. J’aurais aimé faire du kayak dans les grottes à Malte (ou au moins m’y baigner) et surtout du quad à Gozo car j’en ai croisé pas mal. J’aurais aimé avoir le temps de prendre le bateau pour faire la traversée de 10 minutes (pour vraiment pas cher) et visiter les 3 fameuses Cités depuis La Valette : Vittoriosa, Senglea et Cospicua. Elles offrent toutes les 3 un magnifique panorama sur La Valette et ont chacune leurs points d’intérêt. J’aurais aussi voulu visiter Mdina, une ville fortifiée qui était autrefois la capitale de Malte.
Les anecdotes de la Twin Voyageuse :
- Vous savez pourquoi je n’ai pas pu faire de quad à Gozo ? C’est parce que je venais juste de me faire un énorme torticolis, pile avant le départ ! J’ai dû voyager en avion avec une minerve et la garder pendant plusieurs jours.
- Le Blue Lagoon est un lieu vraiment splendide, n’est-ce pas ? Qui ne rêverait pas d’y plonger à corps perdu, dans cette eau tiède, turquoise et si transparente ? Mis à part le fait que le Lagon peut très vite se retrouver surpeuplé par les humains en été (on veut bien partager mais quand même)… lorsque j’y suis allée en octobre 2022, figurez-vous qu’il était également peuplé de… petites méduses ! J’ai été moi-même piquée par une petite vilaine sur la main. Apparemment c’est courant à Malte (comme partout en Méditerranée d’ailleurs), mais n’ayez pas peur, ce n’est pas systématique car elles se déplacent. Il suffisait simplement de regarder où l’on nageait, elles n’étaient pas très nombreuses 🙂 Par contre, les méduses que je voyais au large lors du trajet en bateau avaient l’air bien moins sympathiques (ci-dessous en bas à gauche). Après vérification, il s’agit de la méduse « œuf au plat » (trop mignon) qui n’est pas dangereuse pour l’homme car très peu urticante. Vous pouvez tout de même consulter la carte des plages sans méduses de Maltaweather, elle est mise à jour quotidiennement.

Les conseils de la Twin Voyageuse :
- Fuyez la haute saison si vous voulez éviter la foule horrible et les prix exorbitants. La bonne période se situe entre mai et juin puis entre septembre et mi octobre (l’eau de la mer étant plus chaude après l’été).
- Respectez cette règle d’or : tôt le matin vous vous lèverez. Si vous désirez profiter de Malte sous son plus beau jour, visitez les lieux que vous attendez le plus le matin. Les couleurs de l’eau sont bien plus paradisiaques en début de journée, et ça change tout.
- Si vous prenez les transports en commun, prévoyez un gilet voire une écharpe car les bus sont très climatisés ;
- Vous trouverez toutes les informations concernant les bus à prendre en temps réel sur Google Maps en utilisant l’itinéraire « bus » et n’oubliez pas que les bus roulent aussi à gauche (traversez donc la route pour monter du bon côté).
- Une bonne alternative à la piscine du 1926 est le célèbre Café Del Mar, au nord de Malte. L’entrée coûte une vingtaine d’euros et la vue est aussi belle, avec une ambiance plus sympa d’après les retours que j’ai pu avoir.
- Pour le programme, zappez la journée avec I See Malta et dormez une ou deux nuits à Gozo, histoire de moins courir après le temps. Louez un quad => c’est le meilleur moyen de visiter l’île de Gozo.
- Prévoyez des bouchons d’oreille car les hôtels de Malte sont généralement mal isolés ;
- Amenez vos chaussures d’eau, vous me remercierez ;
- Prévoyez du sérum anti-venin pour les méduses (je plaisante).
